Décembre et une nouvelle année à l’horizon…

img_1377On a toujours l’impression en décembre, que l’année s’achève alors qu’au contraire les années continuent.
La faune, les plantes, tout continue. Vers quoi? On peut se questionner car la stabilité semble se dérober. Ce n’est pas une nouvelle année qui commence mais un nouveau monde fait d’excès tant au niveau du climat que du vivant.

Oui, on peut s’interroger sur notre capacité d’adaptation. Mais au jardin, la nature a commencé à se réveiller. Déjà. Oui!

Cyclique? exceptionnel? temporaire? On ne peut que s’interroger.

Fini janvier

image La fin de janvier laisse apparaître février et le début des semis, des nids, des disputes pour des territoires chez les oiseaux, des journées plus longues et un soleil un peu moins pâle. Et bien sûr je n’arrive pas à m’empêcher de penser à mes futurs massifs.

L’année dernière, je me suis fait surprendre et j’ai raté mes dahlias qui ont commencé à fleurir en septembre!

Oui, c’est pitoyable je sais et j’ai été privé de ces fleurs qui peuvent fournir des bouquets admirables comme ici avec un panicum et des cleomes.

Mais non d’un chien il n’est pas dit que les années se suivent et se ressemblent. Encore un mois et on met tout le monde des dahlias en pot dans la serre des agrumes.

Non mais……

photo : sarahraven.com

Semis de janvier

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Pour survivre à l’hiver, il n’y a rien de mieux que de semer. Surtout en janvier

J’ai déjà parlé des pois de senteur qui poussent maintenant tranquillement dans la serre des agrumes, donc juste hors gel. 3 jours suffisent pour que la germination démarre à la maison.

Là, je débute les premiers semis des belles Cobea scandens.

Si on veut avoir des fleurs durant l’été, et non en septembre/octobre, c’est ce mois ci qu’il faut le faire. Je fais une série de 4 graines seulement, juste pour être sûre d’en avoir un pied car vu la vigueur, un célibataire me suffit. Si les 3 autres viennent, je les donne généralement à moins que les baveux ne passent par là.
L’avantage en janvier, c’est qu’ils ne sont pas encore très actifs. Je mets aussi quelques grains de ferramol, par précaution.

J’utilise des Rootrainers, ces magiques pots hauts et étroits qui canalisent les racines vers le bas du pots, bien verticalement, ce qui évite les chignons. Dans un bon mois, je replante en pot d’1l, et une dernière transplantation fin mars en pot de 3l pour une installation en pleine terre fin avril avec une cloche.

Mon compost maison, uniquement de feuilles et de fleurs, bien tamisé, est une pure merveille. On en mangerait. C’est la première année que j’en récolte, et je ne suis pas peu fière!

Je vais essayer la coriandre, on peut le faire aussi ce mois ci dans les mêmes conditions.

Et maintenant les bouquets…

À peine 3 centimètres de feuilles de tulipes sortis de terre, que je veux vieillir pour faire des bouquets. Je coupe très rarement mes fleurs au jardin, à part lorsque je nettoie.

Et pourtant les tulipes finissent rarement ailleurs qu’en bouquets. D’abord, elles sont fragiles, un peu d’eau et crac, y a plus de tulipe. Des mois d’attente pour voir ces jolies fleurs ravagées.

Alors désormais, je fais des bouquets. Quelques petites branches de buis ou de résineux, une ou deux fleurs d’euphorbes pour leur vert chartreux qui met si bien en valeur les couleurs, un joli vase bien stable car les chats ne sont pas loin, et c’est tout.

Un peu de soleil, et puis on peut attendre la suite au jardin.

Photo : Sarah Raven.com

 

Je ne sais pas résister!

Et oui, je n’ai pas pu résister! Cet après-midi, j’ai semé une xième barquette de six petits pots avec 2 graines de sweet peas!  image

Les couleurs me font fondre et j’imagine la joie, le matin, d’avoir un petit vase  de ces pois de senteur divins, juste cueillis « à la fraîche ».

J’aime, l’été, prendre un petit déjeuner sur ma terrasse couverte, dominant le jardin, avec un thé fumant, une tranche de mon pain  » avec des graines » et un petit vase de pois de senteurs sur un joli plateau, mon chien couché à mes pieds, les oiseaux pépiants dans les arbres, puisque les voisins ont tous coupé les leurs, pour « faire propre et garder le soleil »…Autre époque où le jardin était laborieux, pas bio du tout.

Mais moi j’ai planté des arbres et gardé les oiseaux. Et même, je les attire en leur donnant à manger.

Tous, perruches, pigeons ramiers, moineaux, alouette, toutes les sortes de mésanges, geai, étourneau, pie, troglodyte, chardonneret, bouvreuil…et aussi le robin, l’accenteur mouchet, tout cela pour le plaisir des yeux et des oreilles. Et le pic vert qui rigole, le pic épeiche qui frappe…le zonzon des culs blancs, des abeilles, des multiples guêpes. La visite rapide des chauve-souris…

Eh, oui tout ça rien qu’en semant des pois de senteur un après-midi de janvier.

Photo : site de Sarah Raven.com

Le blues de Janvier

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Si comme moi, vous trouvez que le printemps vous semble inaccessible mais que les doigts vous démangent, lancez vous dans la recherche.

Pas celle derrière un microscope ou avec des tubes à essais, mais celle des revues sur internet, catalogues, sites web, pages interactives, séries télévisées.

La BBC est pour moi un merveilleux et lénifiant tranquillisant, et je n’ai rien encore trouvé de mieux pour me faire rester assise pendant au moins 10mn.

Monty Don, Carol Klein, Joe Swift, sont mes gourous du jardin. Sarah Raven et son site au dessus de toute espérance pour un jardinier, m’inspire.

Mais, en même temps, une furieuse envie me taraude d’aller semer, planter, transplanter.

Quelle frustration en janvier d’imaginer son jardin, un jardin merveilleux bien sûr, mature, enveloppant (oui mes jardins m’absorbent et sont le contraire d’un jardin à la française). Jamais mon jardin n’est aussi beau et au summum de mes rêves qu’en janvier.

Un peu comme le potager où j’imagine une corne d’abondance, sans maladie, sans bio agresseur, avec des choux gros comme des ballons de basket!

Toute cette excitation et stimulation intellectuelle finissent par me donner le tournis et je tombe dans le blues de janvier du jardinier.

Pourtant, pas un jour depuis août où je ne sème, transplante, bouture, divise, replante, en fonction de mes possibilités que me laisse Lyme.

Mais ces travaux qui sont loin d’être ceux d’Hercule, comblent un manque de 4 ans de jardin. Et tout ce nouvel espoir contrarié car à dose homéopathique, ajoute encore à mon blues du jardinier.

Comme mon jardin merveilleux, je rêve d’avoir la force d’y il a 10 ans, avant d’être malade, pour entreprendre tout ce qui m’inspire dans toutes mes lectures.

Lorsque je regarde mon jardin, je trouve qu’en 1 an de longs et loyaux services, il est déjà très beau. Oui je n’ai pas peur d’être fière de moi. L’accomplissement du jardinage doit d’ailleurs passer par cette étape, car sinon, on n’arrive à rien et l’insatisfaction est l’ennemi numéro 1. Donc oui je m’autosatisfais.

En attendant, je sème une armée de pois de senteur, c’est vraiment la meilleure période, dans des Rootrainers où je peux voir les racines se développer jour après jour. C’est rassurant.

Que mon jardin sentira bon. En attendant, je parle encore au futur et mon blues ne passe pas.

Mais demain est un autre jour…

 

Les beaux jours reviennent

Voilà la fin de décembre 2015 qui nous laisse avec un arrière goût d’automne totalement décalée. Je ne regrette pas vraiment sauf que j’ai vraiment peur pour janvier et février.

Hier encore nous avions 15° et les plantes sont parties sans avoir eu de repos hivernales.

L’abricotier a déjà ses feuilles sur les branches les plus hautes et celles de l’été dernier sont encore vertes et souples. Ce qui veut dire que la sève n’est pas normalement redescendue.

Qu’adviendra t il si en janvier, février ou mars et même avril, il y a des gelées exceptionnelles? On peut craindre le pire.

Et si l’été prend le même chemin que celui de l’an dernier, la sécheresse et la chaleur vont avoir raison du peu de forces que l’arbre aura pû accumuler.

C’est bien connu, le jardinier râle toujours sur le temps : pas de pluie, trop de pluie, trop de froid ou pas assez, mais là c’est quand même inquiétant.

Mais demain est un autre jour!